les différents niveaux de la phase pandémique en France.

Publié le par ryback

Epizootie liée à un virus aviaire hautement pathogène sans cas d’infection humaine
Les objectifs sont :
- si l’épizootie se situe hors de France, d’éviter l’introduction de l’épizootie en France
 
Niveau 0a:
- Aucune mesure spécifique n’est requise en dehors de celles relevant de la surveillance vétérinaire internationale. Les mesures utiles sont prises pour prévenir toute introduction de l’épizootie en France : mesures d’encadrement des importations, renforcement des contrôles vétérinaires et douaniers, …

- si l’épizootie survient en France, de contenir et d’éradiquer l’épizootie et de prévenir toute transmission à l’homme en cas d’épizootie en France mettant en cause un virus grippal potentiellement très pathogène pour l’homme.
 
 
Niveau 0b:
- Un protocole d’alerte a été conclu en 2003 entre le ministère de l’agriculture et le ministère de la santé qui prévoit une information réciproque.
- Des mesures vétérinaires sont mises en œuvre visant à éviter la dissémination du virus dans l’environnement (mise sous surveillance vétérinaire, réalisation d’abattages préventifs
,((comme aux pays bas en 2003)) …).

La détection d’une épizootie en France mettant en cause un virus grippal potentiellement très pathogène pour l’homme entraîne la mise en œuvre de mesures sanitaires détaillées dans un protocole intitulé « Conduite à tenir devant un cas d’influenza aviaire à risque établi de transmission à l’homme .
Celui-ci prévoit plusieurs types de mesures :
- Surveillance renforcées dans les zones où se trouvent une ou plusieurs exploitation(s) déclarée(s) infectée(s) ou mise(s) sous surveillance :
- Mise en alerte de l’InVS, du réseau du Groupe Régional d’Observation de la Grippe (GROG) et des médecins généralistes.

 
- Mesures visant à protéger les personnes travaillant, intervenant ou résidant dans une exploitation déclarée infectée ou dans le périmètre de protection défini par les services vétérinaires autour de l’élevage contaminé.
 
 
 
 
 
 
 
 
- Mesures collectives de protection : il pourra être proposé de vacciner systématiquement les populations cibles définies contre le virus de la grippe humaine de la saison en cours. (décision prise par les autorités sanitaires) afin de limiter les risques de réassortiment génétique entre le virus grippal animal et un virus grippal humain et au vu de l’évolution et de la gravité de l’épizootie
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 isolement d’un nouveau sous-type de virus grippal chez un seul cas humain sans mise en évidence de diffusion du virus ou d’activité épidémique humaine associée à ce virus
Si le cas est détecté hors de France (niveau 1a)
Aucune mesure spécifique n’est requise en dehors de celles relevant de la surveillance vétérinaire (en cas d’épizootie associée) et sanitaire internationale, détaillées ci-dessus.

Si le cas est détecté en France (niveau 1b)
Dans l’hypothèse où un cas humain lié à une épizootie serait détecté.
Les mesures évoquées ci-dessus pour le niveau d’alerte 0b (épizootie en France sans infection humaine) s’appliquent ici. En outre, des mesures supplémentaires sont mises en œuvre :
 
 
 
- Suivi épidémiologique coordonné par l’InVS et signalement par les médecins généralistes des cas suspects aux médecins de la DDASS. Une enquête épidémiologique est déclenchée afin de préciser les conditions de contamination.
- Prise en charge du patient à domicile (si son état de santé le permet) et, le cas échéant, traitement curatif par antineuraminidases, après confirmation virologique de l’infection
- Sensibilisation des professionnels de santé de la zone géographique dans laquelle le cas humain a été détecté : les médecins du réseau du Groupe Régional d’Observation de la Grippe (GROG) , les médecins généralistes, les médecins des établissements de santé et des centres 15 et, les Centres nationaux de référence (CNR) du virus influenza de la zone géographique concernée. Les médecins des collectivités, en particulier les médecins du travail et ceux de l’éducation nationale, sont informés par leur ministère de tutelle respectifs.
- Mesures d’information et de communication à l’attention des professionnels de santé et du grand public.
au moins deux cas d’infection humain dus à un nouveau
sous-type de virus grippal, sans transmission interhumaine

En l’absence d’infection humaine en France (Niveau 2a)
Les mesures utiles pour prévenir l’introduction de l’épizootie en France sont identiques à celles du niveau 0a.
Que les cas humains détectés à l’étranger soient ou non associés à une épizootie, un certain nombre de mesures sont à prendre à ce niveau d’alerte, notamment pour détecter le plus précocement possible l’éventuelle introduction du virus en France.
- Mise en place au sein du ministère de la santé d’une cellule d’aide à la décision qui a un rôle d’expertise afin de permettre le meilleur niveau de connaissance possible sur le profil et la progression du virus.                                                                                                                                                                                 - Mesures d’information des professionnels de santé libéraux et des établissements de santé pour les sensibiliser et leur préciser la conduite à tenir face à un cas suspect.
- Mesures d’information des voyageurs : des notices individuelles d’information sont distribuées aux voyageurs à destination et de retour des zones contaminées,
- Mesures d’information du public via des communiqués de presse et les sites Internet des ministère concernés, actualisés en fonction de l’évolution de l’épidémie.
Le plan prévoit des dispositions relatives au rapatriement sanitaire individuel pour un cas avéré d’infection par le virus grippal en cause chez une personne résidant à l’étranger.
- Mesures de veille sanitaire et de surveillance épidémiologique mises en place par l’InVS : suivi des informations transmises par l’OMS et point quotidien de la situation.
- Renforcement de la surveillance par les réseaux GROG et «Sentinelle»
- Mise en place d’un dispositif d’appui aux professionnels de santé par le centre 15, le dispositif reposant principalement sur une prise en charge à domicile. Le centre 15 bénéficiera à cet effet de l’appui de la cellule d’évaluation clinico-épidémiologique activée par l’InVS.
Des mesures de surveillance et de prise en charge sont prévues lorsque le cas est détecté dans l’avion ou sur le bateau en provenance d’une zone affectée ou lorsque le cas est détecté après son retour sur le territoire.

Présence de cas d’infection humaine en France (Niveau 2b)
L’ensemble des mesures évoquées au niveau d’alerte 1b s’appliquent.
- Mesures de surveillance épidémiologique : les deux principaux réseaux de surveillance (GROG et réseau «Sentinelle») sont renforcés :

- Les mesures de prise en charge du patient infecté prévoit le traitement curatif précoce par anti-neuraminidases ou, si son état de santé le nécessite, une hospitalisation. Les personnes en contact avec le patient ou les personnes ayant été exposées dans les mêmes conditions à l’agent viral lors d’une épizootie sont invitées à contacter immédiatement le médecin traitant en cas de survenue d’un syndrome grippal.
- Les mesures d’information du public et des professionnels de santé sont identiques à celle du niveau 2 a. En complément, une plate forme téléphonique de réponse est activée par le ministère de la santé.
- Mise en place d’un dispositif d’appui aux professionnels de santé : les professionnels de santé libéraux disposeront d’une aide à l’évaluation des situations. La cellule d’aide à l’évaluation est activée par l’InVS ; qui en assure l’animation et le fonctionnement.
- Mesures d’approvisionnement en produits de santé et équipements de protection
- Constitution de stocks de sécurité (notamment les anti-viraux qui seraient actifs sur le virus grippal en cause).
- Organisation et traitement des prélèvements
- Un protocole décrivant les modalités de prise en charge d’une personne suspecte à partir de l’appel au centre 15, les modalités d’appel à un médecin libéral, de son équipement, ainsi que le circuit d’acheminement du prélèvement est annexé.

 confirmation d’une transmission interhumaine limitée

Ce niveau est déclaré, quand une transmission inter humaine d’un nouveau sous-type a été confirmée à partir de la mise en évidence d'une diffusion de personne à personne en population générale, avec au moins une épidémie durant depuis au moins 2 semaines dans un pays. L'identification du nouveau sous type de virus dans plusieurs pays sans aucune autre explication que le contact avec des personnes infectées peut aussi être utilisée comme mise en évidence d'une transmission inter humaine.

Si la transmission inter-humaine est limitée et touche la France (Niveau 3b)
A ce niveau d’alerte, toutes les mesures précédemment évoquées pour la phase 0 niveau 3a s’appliquent et s’y ajoutent les mesures suivantes :
- Une enquête épidémiologique est déclenchée et confiée à l’InVS, afin d’identifier la chaîne de transmission et de prendre les mesures de contrôle les plus adaptées (mesures de prophylaxie et d’isolement).

- La prise en charge médicale de chaque cas est organisée par le centre 15 en liaison avec la cellule d’appui à l’évaluation. La personne est isolée à son domicile et le suivi est assuré par le médecin généraliste ou un médecin du GROG qui, muni de toutes les protections nécessaires, effectue les prélèvements.

Si une hospitalisation s’avère nécessaire, un transport sécurisé conduit le patient à un CHU ou hôpital référent. Le patient doit alors porter un masque de type chirurgical en présence d’un tiers et bénéficie d’un traitement curatif précoce. Des mesures d’isolement à domicile sont prises pour les personnes contactes.

 
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