OMS: Les recommandations reposent elles sur des examens insuffisants ?

Publié le par ryback

Cette annonce fait l'effet d'une bombe car elle est dirigée directement contre la façon dont sont faites les recommandations de cette grande institution.

L'accusation est d'autant plus grave qu'elle émane de la très sérieuse revue The Lancet:

L' OMS oublierait régulièrement de préciser sur quels éléments de preuve elle s'appuie pour lancer ses recommandations, au nombre d'environ 200 par an.

 
Cette critique, qualifiée de «séisme» par le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet, risque de choquer car l'une des principales missions de l'OMS est de publier des recommandations dans des domaines tels que la lutte contre la grippe aviaire, le contrôle du paludisme ou encore la promulgation de la législation antitabac.

«Il est difficile de juger de la confiance qu'on peut avoir dans les recommandations de l'OMS dès lors qu'on ne sait pas comment elles ont été élaborées»


Selon le Dr Tikki Pang, directeur de la recherche de l'OMS, certains membres de l'organisation ont bien été choqués par l'étude du Lancet, tout en reconnaissant le mérite de cette critique.

Le temps qui presse et le manque d'information et d'argent peuvent parfois compromettre le travail de l'OMS, a-t-il admis. «Nous savons que notre crédibilité est en jeu.»


Des responsables de l'OMS ont aussi reconnu que, dans bien des cas, la preuve censée être à l'origine d'une recommandation n'existait pas.

Autre constat: les résultats provenant des pays en développement sont souvent irréguliers et, lors d'une épidémie, les informations varient en fonction de l'évolution de la crise.

«J'aurais voulu avoir plus de preuves pour établir mes recommandations», s'est plaint un directeur de l'OMS resté anonyme, cité dans l'étude.

Une observation que confirme le Dr Pang. Selon lui, les récentes recommandations de l'OMS concernant les patients atteints de grippe aviaire ont, par exemple, été mises au point après un examen insuffisant.

«Les personnels de l'OMS sont plein de bonnes intentions», ajoute le chercheur. «Le problème, c'est que les bonnes intentions et les théories crédibles ne suffisent pas.»


La directrice générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan, qui a pris ses fonctions cette année, va devoir répondre à cette critique. «C'est une opportunité formidable pour l'OMS de se refaire une image d'agence technique, ce qu'elle aurait toujours dû être», estime Horton.

Source complète: canoe.com

Note ryback: Je pense que l' OMS donne ses avis en fonction des éléments qui lui sont communiqués. Maintenant, l'examen insuffisant des patients de la grippe aviaire peut avoir des suites importantes pour la santé publique. Il faut donc une réaction immédiate.

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citoyen 08/05/2007 23:25

ce qui en ce domaine qui occupe ici ce site relance la question :n'y-a-t-il pas surestimation du risque?