INDONESIE: le partage des souches virales va reprendre.

Publié le par ryback

Suite à la conférence de deux jours qui s'est tenue à Jakarta et qui a rassemblé des responsables de l' OMS et de 18 pays, le gouvernement indonésien a consenti de nouveau à partager ses échantillons du virus H5N1, partage auquel il avait mis fin en janvier.

Depuis quelques mois, la ministre indonésienne de la santé, Mme Siti Fadilah Supari, attirait l'attention du monde sur le fait que les pays en développement remettaient des échantillons du virus H5N1 aux centres collaborateurs de l'OMS aux fins d'analyse et de mise au point de vaccins, mais que les pays pauvres n'auraient vraisemblablement pas accès à ces vaccins.



« Auparavant, l'OMS avait recours à un mécanisme qui n'était pas équitable pour les pays en développement », a expliqué Mme Supari à l'occasion d'une conférence de presse tenue le 27 mars à Jakarta, ajoutant : « Ce mécanisme n'était ni juste ni transparent par rapport aux attentes des pays en développement. Pour nous, ce mécanisme était plus dangereux que la menace même d'une pandémie d'infections par le H5N1. »

Parmi les participants à la conférence se trouvaient, antre autres, d'éminents scientifiques, dont quatre directeurs de centres collaborateurs de l'OMS, et des représentants de la Banque asiatique de développement et de la Fondation Gates, deux sources potentielles de financement.

« À l'heure actuelle, la capacité à l'échelle mondiale de production d'un vaccin pour endiguer une pandémie de grippe est insuffisante pour répondre à tous les besoins, notamment dans les pays en développement », souligne le ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Michael Leavitt, dans un communiqué publié le 23 mars. « L'OMS mérite un appui soutenu et ses responsables des félicitations lorsqu'il s'agit de guider les initiatives mondiales visant à se préparer et à réagir à une éventuelle pandémie de grippe humaine. »



Lorsque les échantillons n'étaient plus partagés avec l'OMS, la sécurité sanitaire mondiale était compromise de même que le suivi des risques auquel procèdent les laboratoires collaborateurs de l'OMS.

« Nous sommes parvenus à un équilibre entre la nécessité de continuer le partage des virus de la grippe aux fins d'évaluation des risques et de mise au point de vaccins et la nécessité d'essayer de garantir que les pays en développement bénéficient de ce partage sans que soit compromise la sécurité sanitaire publique à l'échelle mondiale », a dit M. Heymann.

Ce sont les pays qui négocieront individuellement les modalités d'obtention des vaccins.

En ce qui concerne le partage des virus de la grippe, les meilleures pratiques de l'OMS ont été élaborées pour les vaccins contre la grippe saisonnière, pour lesquels un marché existe dans les pays industriels, mais seulement dans quelques-uns des pays en développement.

« Pour ce qui est des vaccins contre le virus H5N1, c'est différent. Nous allons modifier nos meilleures pratiques pour garantir qu'elles sont transparentes pour les pays en développement qui fournissent les échantillons et qui ont demandé qu'une partie des bénéfices découlant de ces virus leur revienne », a précisé M. Heymann.

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USINFO

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