Certaines espèces plus sensibles que d'autres au H5N1.

Publié le par ryback

Des chercheurs de l'Université de Géorgie (États-Unis) ont découvert que le Canard carolin (Aix sponsa) et la Mouette atricille (Larus atricilla) étaient particulièrement sensibles au virus de la grippe aviaire et étaient très susceptibles de le transmettre.

Leur étude, publiée en novembre 2006 dans le journal "Emerging Infectious Diseases", démontre qu'il existe en effet de fortes différences de sensibilité au virus selon les espèces d'oiseaux vivant en Amérique du Nord.

David Stallknecht, maître de conférences à l'UGA College of Veterinary Medicine et coauteur de l'étude, explique que prédire quelles espèces avaient la plus forte probabilité d'être infectées par la forme H5N1 du virus était très important pour détecter rapidement la maladie avant son arrivée sur le continent américain.

Il précise : "si vous cherchez la présence du virus H5N1 parmi les oiseaux sauvages, il est plus efficace d'examiner en priorité les cadavres des Canards carolins sachant qu'ils semblent être extrêmement sensibles, comme c'est également le cas des Mouettes atricilles. Il est aussi très intéressant de noter que certaines espèces considérées habituellement comme des réservoirs à grippe, comme le Canard colvert, ont une durée et une ampleur de capacité de transmission virale relativement faibles. C'est une bonne nouvelle, car cela signifie que le virus H5N1 aura des difficultés à se répandre de manière naturelle en Amérique du Nord à partir d'oiseaux sauvages".

Justin Brown, principal auteur et étudiant en doctorat, explique : "nous avons choisi des oiseaux qui, du fait de leur comportement ou de leur habitat, sont les plus susceptibles de transmettre ou d'apporter le virus en Amérique du Nord".

Les espèces étudiées étaient le Canard colvert, souvent infecté par des souches faiblement pathogènes en Amérique et dans le Nord de l'Eurasie, le Canard pilet (Anas acuta) et la Sarcelle à ailes bleues (Anas discors), qui migrent sur de longues distances entre les continents, le Canard à tête rouge, une espèce plongeuse, et le Canard carolin, qui niche dans le nord et le sud des États-Unis.

La Mouette atricille est un oiseau côtier commun nichant sur les côtes atlantique jusqu'au Golfe du Mexique.

Stallknecht explique que dans le cas de souches faiblement pathogènes, la plupart des virus est stockée dans les fèces. Le virus se répand alors quand les autres oiseaux boivent de l'eau contaminée.

L'étude a démontré que dans le cas de la souche extrêmement pathogène H5N1, les oiseaux expulsent la plupart des virus par voie respiratoire.

Le chercheur précise qu'avec cette découverte, les scientifiques pourront détecter plus efficacement le virus dans le bec et la gorge des oiseaux vivants. Le fait de savoir sur quelles espèces concentrer les recherches est plus rapide et plus efficace.

Dans une étude publiée en décembre 2006 dans le journal "Avian Diseases", les chercheurs ont quantifié combien de temps le virus persistait dans l'eau : ils ont ainsi trouvé que la souche H5N1 ne persistait pas aussi longtemps que les formes faiblement pathogènes (dans certains cas le temps de persistence était réduit de plus de 70%); ceci pourrait diminuer le risque de transmission, et cela soutient l'idée que ces souches auraient des difficultés à s'établir en Amérique du nord.

Pour Stallknecht, ces conclusions sont encourageantes mais il manque encore les résultats d'une étude en cours concernant la quantité minimum de virus nécessaire pour infecter un oiseau.

Source complète: Ornithomedia.com

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Oli 03/01/2007 03:23

c'est bien de s'interresser a l'ornithologie, mais encore une fois les oiseaux sauvages sont tres peu en cause dans la propagation du virus.
la propagation du vrus est principalement du a un traffic de poussins de basse cour (poulet ou canard) echappant a tout controle sanitaire et veterinaire c'est contre ces traffics illegaux qu'il faut lutter.

ryback 03/01/2007 07:45

Bonjour oli.
Comme le souligne oli, les importations ou plus généralement les mouvements de volailles (poussins compris)  sont une des principales causes de la propagation du virus influenza...... Dans les pays asiatiques, on peut se demander comment les gens qui n'ont plus de volailles suite à un abattage sanitaire font pour vivre si ce n'est que par un apport rapide de volailles provenant d'autres fermes ou élevages (peut être).....
 
 

steph 02/01/2007 17:06

Slt.On me dit que sur le lac de grandlieu (44 ), il y a presque pas d'oiseaux actuellement. Cela veut dire que les oiseaux migrateurs ne sont pas arrivés compte tenu des circonstances climatiques ?

ryback 02/01/2007 18:44

Bonjour.
Actuellement, je l'ignore mais je vais me renseigner sur ces infos.......
C'est vrai que j'ai lu et entendu que certains oiseaux migrateurs ne sont pas encore arrivés en raison d'un temps clément présent actuellement sur leur lieu de vie......
Si vous avez d'autres infos, postez les.... Ce sera certainement utile.