Analyse des cas humains H5N1 turcs et indonesiens.

Publié le par ryback

Deux groupes de scientifiques ont publié mercredi les résultats de leurs recherches sur la grippe aviaire dans le New England Journal of Medicine.


On pourrait penser que deux articles portant sur 16 cas de grippe aviaire seulement ne valent pas d'être mentionnés dans une revue scientifique aussi prestigieuse. Mais, en fait, les connaissances sur le virus H5N1 sont si maigres que les spécialistes s'arrachent toutes les informations qu'ils peuvent trouver.

«Ce serait formidable d'avoir accès à davantage d'information de cette nature, a déclaré le Dr Keiji Fukuda, directeur du programme global de lutte à l'influenza à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais la réalité, c'est que les informations sont rares.»


«Le nombre de cas humains bien documentés d'infection et le nombre de décès attribués au virus H5N1 est encore bien petit, ajoute le Dr Lindsey Baden, adjointe à la rédaction du New England Journal of Medicine. Comme scientifiques actifs en matière de santé publique, nous devons dissiminer l'information sur les cas humains le plus possible pour en retenir les leçons.»


Les symptomes actuellement connus: (source santé.gouv)



Les quelques leçons incluent les observations de chercheurs turcs à l'effet qu'il est difficile pour les laboratoires scientifiques inexpérimentés de confirmer les cas d'infection au virus H5N1. Ils recommandent donc que les médecins qui pratiquent dans les secteurs infectés par le virus effectuent de nouveaux tests lorsque les premiers portant sur des patients montrant les symptômes du virus de la grippe aviaire s'avèrent négatifs.


L'autre étude scientifique publiée dans la revue américaine provient de l'Indonésie. Cette étude rapporte que trois patients sur huit infectés du virus H5N1 n'ont développé que des signes bénins de l'infection, mais surtout qu'ils n'ont été identifiés comme porteurs du virus que lorsque les chercheurs ont commencé à tester les patients hospitalisés pour la présence de la maladie.

L'article signale par ailleurs que des cas de transmission d'humain à humain pourraient s'être produits dans deux des trois éclosions locales du virus H5N1.


Les deux études signalent que les cas de diarrhée étaient rares chez les patients atteints du virus, ce qui contraste avec les infections déjà décrites dans la littérature médicale. Cette particularité pourrait être due à une souche différente du virus en Turquie et en Indonésie. Un chercheur indonésien prévient toutefois que le nombre de patients est trop petit pour tirer une telle conclusion.

M. Fukuda et les chercheurs de l'OMS espèrent mettre au point un questionnaire qui permettra d'uniformiser l'étude des prochains cas d'infection au H5N1.

Ce n'est qu'en uniformisant ces informations qu'on pourra faire des progrès dans la lutte contre le virus, a indiqué le Dr Frederick Hayden, de l'OMS. Comment expliquer si peu d'infections avec un si grand nombre de gens exposés au virus?, s'interroge-t-il. Pourquoi trouve-t-on davantage d'éclosions dans des familles? Pourquoi les enfants sont-ils les plus affectés?


Une grande partie du problème résulte du fait que les cas d'infections au virus H5N1 sont très dispersés à travers le monde, explique le Dr Malik Peiris, un spécialiste d'une autre maladie récente, le syndrome respiratoire aigu sévère. Selon lui, même avec un questionnaire uniformisé, la compilation des données sur le H5N1 restera difficile.

«Ces études nécessitent que les gens voient un médecin pour commencer, ce qui est loin d'être acquis», reconnaît le Dr Fukuda.

Note ryback: Il y a encore du travail à faire pour connaitre parfaitement le fonctionnement de ce virus et pour pouvoir recueillir plus d'information........

source de l'article: Canoë

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bebert 23/11/2006 21:51

Comme cela on est fixé.......Merci

sylvain 23/11/2006 08:44

Merci d'avoir rapporté ces infos sur votre beau blog......