plusieurs mutations successives du H5N1 lors des cas humains indonésiens de mai 2006.

Publié le par ryback

Au mois de mai 2006,  8 membres d'une même famille indonésienne ont été atteints par le virus H5N1.

 

Les faits: Une femme, ayant contracté le virus par des volailles, l’a transmis à six membres de sa famille dont un jeune garçon, qui l’a transmis secondairement à son père. Sept des membres sont décédés. Suite à cette série d’infections, l’OMS a admis qu’une transmission interhumaine était possible. Toutefois, aucune donnée sur les séquences n’a pu être alors publiée étant donné que ces dernières appartenaient à l’Indonésie. L’OMS a seulement annoncé qu’il n’y avait pas de réassortiments génétiques avec des souches humaines ou porcines et que les mutations survenues n’étaient pas significatives.

Les nouveaux éléments: Suite à un congrès, restreint à une douzaine d’experts internationaux, qui s’est tenu à Jakarta en Indonésie à la fin juin, La revue nature a obtenu des informations complémentaires. 

  • Il apparaît que de nombreuses mutations sont survenues sur les virus isolés chez six des membres décédés. Une à 4 mutations ont été identifiées chez cinq des membres et 21 mutations sur le virus isolé chez le père infecté secondairement par son fils.
  • Ces données suggèrent que le taux de mutations du virus serait élevé lors de sa transmission interhumaine.
  • Toutefois, ce nombre important de mutations suscite un doute chez certains chercheurs dont Elodie Ghedin qui travaille à l’université de Pittsburg en Pennsylvanie. Elle émet deux autres hypothèses en ce qui concerne la souche isolée chez le père : soit le père a contracté une autre souche aviaire, soit la souche transmise par le fils a subi un réassortiment génétique avec une autre souche aviaire circulante chez son père.

Conclusion:

  • Les mutations intervenues n’ont pas permis au virus d’évoluer en virus pandémique.
  • Une de ces mutations confère une résistance à l’antiviral amantadine. La plupart des autres mutations n’ont pas entraîné de substitutions d’acides aminés et de modifications au niveau des sites de fixation aux récepteurs, susceptibles de modifier le pouvoir pathogène ou la transmissibilité du virus.
  • Il n’en demeure pas moins que les experts ne peuvent conclure que ces changements ne sont pas significatifs.

Source de cette information: http://veille-srv.inist.fr/~GrippeAviaire/spip/breve.php3?id_breve=230

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