La mutation du virus en INDONESIE intéresse les chercheurs.

Publié le par ryback

En direct du forum INFLUENZA.H5N1

Thompson, porte parole de l'OMS dit que le cluster de l'Indonésie était le premier cas identifié et confirmé par les tests génétiques en tant que transmission interhumaine.

Des exemples précédents, environ une demi-douzaine en tout, ont été déterminés indirectement, avec des épidémiologistes essayant de suivre à la trace les gens avec qui le patient a été en contact.

« Nous avons jamais vraiment eu une empreinte digitale pour confirmer la transmission interhumaine, comme nous l'avons ici, » a dit Thompson.

Un changement génétique « minuscule » du virus a été trouvé dans les échantillons de deux des victimes, permettant aux scientifiques d'identifier la chaîne de la transmission, il a ajouté.

Il a également insisté sur plusieurs autres différences dans le cas indonésien qui sont toujours à l'étude.

Keiji Fukuda, coordonnateur du programme mondial de grippe de l''OMS, a dit à Jakarta vendredi que la femme malade était restée dans la même pièce que les autres membres de sa famille, transmettant le virus par la toux. Il a dit que le virus avait eu une légère mutation qui était insignifiante.

Néanmoins, la curiosité des scientifiques se porte sur deux clés (clivages ?) différentes dans le cluster humain indonésien,a dit Thompson.

L'une est de relativement grande taille comparée à d'autres exemples trouvés en Asie, où le virus s'est diffusé directement de la victime initiale vers une poignée d'autres.

L'autre est la découverte par des tests en laboratoire que le père n'a pas été infecté directement par sa soeur, la victime initiale, mais une étape plus loin le long de la chaîne, par un fils qui avait attrapé le virus.

« C'est quelque chose que nous n'avons jamais vu avant »
dit Thompson . Toutefois toutes les victimes étaient en contact étroit les unes avec les autres et il n'y a aucun signe, après des semaines de surveillance, que plus des 50 autres contacts du père aient eu la grippe aviaire, il a ajouté.

Presque 130 personnes sont mortes de la grippe aviaire autour du monde depuis fin 2003, la grande majorité en Asie. Le Vietnam compte 42 cas et l'Indonésie 39.

À Paris, l'expert de la grippe; Jean-Thierry Aubin de l'institut de Pasteur en France, indique
« ce grand cluster a été analysé de bas en haut, et aucun échantillon n'a offert une évidence quelconque qui indiquerait que le virus s'est adapté à un hôte humain. Tous ses gènes sont purement ceux de la grippe aviaire. »
Aubin a indiqué que le cluster s'était produit parce que les membres de famille avaient été en contact très étroit.

De tels événements rares ne pourraient pas n'être éliminés « dans quelque événement biologique, parce que la transmission interhumaine n'est pas quelque chose qui est oui ou non, » il a dit.

Merci niceam.

Note: Le suite des interventions des membres du forum en cliquant ici

Note ryback: je signale qu'à chaque fois qu'une mutation est reconnue, on indique toujours qu'elle est légère comme indiqué dans l'article du blog traitant d'un cas humain turc ainsi qu' à HONG KONG et au VIETNAM.  Que doit on en conclure, que ce sous type comme celui des grippes traditionnelles mute continuellement et que cette mutation est si minuscule qu'elle ne pourrait à elle seule mettre en alerte les chercheurs ? article du blog sur ces éléments

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Mr.croitor 22/09/2009 11:24


Je trouve cette étude documentaire, sur le Virus H5N1 très intéressante sur le processus
De contaminations d'animaux à l'homme, et sa possible mutation avec le virus H1N1, qui
Pour le moment n'ais pas encore combinée, une étude qui est d'une très bonne étiquette
Sur le fait d'informations de recherches effectuées par les virologues ou chercheurs
En virologies sur la souche virale H5N1 et sa possible combinaison avec le Virus H5N1.
                    Je remercie tous ces chercheurs humanistes, qui combattent pour préserver
L'espèce humaine de ce genre de maladie.
                                 
M.. Croitor Bernard .


slagyf 26/06/2006 07:52

en effet certains lient de façon inverse la contagiosité et la virulence mais il me semble de façon plus empirique que scientifique, franchement je l'espère de tout coeur mais entre espoir(s) et certitude, j'avoue préférer la seconde car elle nous permet d'envisager tous les scenarii les plus dramatiques selon l'adage qui peut le plus peut le moins.
concernant les certitudes sur le H5N1, les taux de mortalité sont témoins de l'état actuel de la virulence. Quant à la contagiosité seul le modèle animal actuel nous permet d'en mesurer son ampleur. Il est vrai que toute modification génomique peut l'atténuer (c'est difficile de faire mieux que 100%) en même temps qu'une baisse de virulence mais je n'ai rien lu jusqu'à présent qui prouve la liaison "baisse de virulence avec hausse de contagiosité" sinon merci de me donner les références d'article.
 

bernard 25/06/2006 17:39

On admet effectivement (commentaire n° 2) que la facilité de transmission et la virulence auraient en général tendance à s'opposer. C'est ce qu'on nous dit.Cependant, chez les volailles, la transmission du H5N1 c'est du 100% et le taux de mortalité aussi. Mais, il est vrai, dans des élevages où les animaux sont comme des sardines dans une boite.

MARMAGNE 25/06/2006 10:06

Pour compléter le commentaire précédent, l' "éventualité" évoquée que le virus devienne plus contagieux n'entraine pas forcément que ce soit avec la même virulence.
La contagion humaine peut devenir bénigne.

slagyf 25/06/2006 09:18

bien, je vois que les choses avancent pour le H5N1.
Que veut dire "mutation insignifiante" ?
A l'échelle moléculaire tout changement de base génétique est insignifiant mais en terme fonctionnel cela peut tout modifier dans un organisme. Des maladies génétiques humaines n'existent que par le changement d'un acide aminé sur une proteine !
L'évolution du H5N1 est fait de mutations insignifiantes qu'il faut mettre bout à bout. Mais ne jamais perdre à l'esprit qu'une seule modification génomique pourra le rendre bien plus contagieux qu'il ne l'ai actuellement soit par mutations ponctuelles soit par recombinaison avec un virus grippal humain.
Alors restons vigilants.