Un point sur la réunion de l' OIE et de la FAO à ROME.

Publié le par ryback


Grippe aviaire: les oiseaux sauvages n'ont qu'une part de responsabilité, selon les scientifiques


Accusés par certains de tous les maux, les oiseaux sauvages n'ont qu'une responsabilité partielle dans la propagation de la grippe aviaire, insistent des scientifiques en exhortant les gouvernements à ne pas abattre ces volatiles et à privilégier leur étude pour comprendre comment le H5N1 gagne du terrain.

Réunis mardi à Rome à l'occasion d'une conférence internationale, les spécialistes ont jugé que seules de nouvelles recherches étaient susceptibles de révéler si la souche virale hautement infectieuse peut devenir endémique chez les oiseaux sauvages et causer des épidémies sur la planète dans les années à venir.

"Le message est: ne rejetez pas seulement la responsabilité sur les oiseaux sauvages", a déclaré Joseph Domenech, chef du service de santé animale à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en marge de cette conférence de deux jours.


"Nous ne savons pas si les oiseaux sauvages peuvent devenir des réservoirs du virus à long terme", a-t-il dit.
"Nous ne soutenons pas les actions (contre ces volatiles) comme les abattages. Si les oiseaux sauvages jouent un rôle, la seule réponse consiste à les surveiller."

La conférence organisée à Rome par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) rassemble jusqu'à mercredi plus de 300 scientifiques et experts du monde animal issus d'une centaine de pays.

 Au menu des discussions, les moyens de contrôler la propagation de la grippe aviaire et de se préparer en cas d'une mutation du virus portant en elle la menace d'une pandémie humaine.

Pour Robert Webster, spécialiste de la grippe aviaire au St. Jude Children's Research Hospital de Memphis (Tennessee), les scientifiques auront à répondre à plusieurs questions clés dans les prochaines années:

Le virus est-il établi chez les oiseaux migrateurs?
Va-t-il aller sur les lieux de prédilection pour la ponte et se perpétuer?


D'autres épidémies dues au sous-type H5 se sont révélées hautement infectieuses pour les volailles mais ont diminué lorsqu'elles sont repassées chez les oiseaux sauvages, observe Robert Webster. "Si (ce virus) transgresse cette règle, nous sommes en grand danger."

Les preuves d'un rôle des oiseaux sauvages ne sont pas toujours concluantes pour les zones où le H5N1 est apparu. Les oiseaux migrateurs ont introduit la maladie en Russie et en Europe de l'Est, mais dans le cas des récents foyers en Afrique, les charges qui pèsent sur les oiseaux sauvages sont rares.

Le virus a ravagé des élevages avicoles en Asie, en Europe et en Afrique depuis 2003 et des experts ont montré du doigt le commerce de volailles. "Les oiseaux sauvages peuvent introduire le virus dans une zone, mais la propagation de la maladie est généralement due aux actions humaines", comme une mauvaise hygiène dans les exploitations avicoles et une piètre surveillance du commerce des volailles, souligne Juan Lubroth, du service de la santé animale à la FAO.

D'après M. Lubroth, les experts cherchent encore à comprendre quelles sont les espèces les plus prédisposées à la contamination et combien de temps les oiseaux sauvages peuvent continuer à voler et propager le virus lorsqu'ils sont infectés.

Si le virus devient endémique chez ces volatiles, Robert Webster affirme que les connaissances amassées sur le type d'espèces affectées serviront pour les cas futurs, les routes migratoires et les périodes de migration étant bien connues.

source forum influenza.h5n1

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ryback 31/05/2006 10:52

Sur ce point je suis tout à fait d'accord avec votre commentaire. Nos vétérinaires ont fait du bon travail dans les dombes en empêchant le virus qui est bien présent dans cette région de contaminer d'autres élevages, car il faut aussi être clair dans la déclaration de foyers: Il me semble bien qu'un foyer est comptabilisé lorsqu'un élevage est contaminé, dans le cas contraire, il n' y a pas de comptabilité. C'est le cas du foyer dans les bouches du rhone qui ne s'est pas déclaré dans un élevage mais dans les environs d'un étang.

MARMAGNE 31/05/2006 07:55

Tout ceci montre qu'il faut maintenant garder de la distance par rapport à la psychose et faire confiance aux service vétérinaires en France qui ont tissé une surveillance très efficace sur le territoire et ceci bien avant l'arrivée de la grippe aviaire.
Surveillance signifie rigueur de tous mais surtout pas blocage des rassemblements et marchés comme cela a été fait dans un premier temps.
En cas d'affection dans une région, elle sera isolée comme cela a toujours existé par exemple avec la maladie de Newcastle (peste aviaire), mais pas étendue au territoire national.
Il faut penser à préserver notre patrimoine de races et tout bloquer et confiner conduit à leur destruction à terme.