avis de l'Afssa concernant les élevages de gibier et des mesures complémentaires de protection pour ces élevages

Publié le par ryback

L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a été saisie de la réévaluation du risque lié à l’Influenza aviaire H5N1 hautement pathogène d’origine asiatique pour les élevages de gibier, sur des mesures complémentaires de protection pour ces élevages etsur l’évaluation des risques sanitaires éventuels liés aux lâchers d’oiseaux issus de ces élevages.


Recommandations générales
Dans les zones qui sont ou qui ont été reconnues officiellement infectées, ainsi que dans les zones adjacentes à risque particulier, l’Afssa recommande l’interdiction jusqu’à fin mai au moins- de l’élevage des gibiers destinés à la chasse et des lâchers d’oiseaux.


Dans les zones où le lâcher serait possible, l’Afssa recommande le bagage de chaque oiseau appartenant à ces élevages, de façon à pouvoir reconnaître l’élevage d’origine avant et après les lâchers.

Recommandations par type d’élevage

Elevages de faisans et de perdrix (rouges et grises) :

- retarder le passage en volière à sept semaines d’âge au moins, et, en tout état de cause, jusqu’à fin mai ;
- mettre en oeuvre une surveillance sanitaire très étroite, comportant notamment un contrôle quotidien des mortalités (nombre, cause) pendant la période précédant et suivant la mise en volière.

Elevages de canard colvert :

- renforcer les mesures d’isolement de ces élevages vis-à-vis des autres élevages de gibier à plume et de volailles domestiques afin d’éviter tout contact direct et indirect ;
- renforcer les mesures de contrôle du risque d’infection à partir de l’avifaune sauvage en l’adaptant au niveau de risque notamment en fonction de leur localisation géographique :

 dans les trois départements à risque élevé d’introduction et de diffusion
du virus Influenza chez les volailles (Landes, Loire-Atlantique, Vendée) et
en l’absence d’identification du virus H5N1 dans l’avifaune migratrice en
provenance d’Afrique :

- soit la mise en oeuvre d’une vaccination associée à une surveillance ;
- soit une protection des élevages par un système de filets englobant volières et plans d’eau associée à une surveillance comparable ;

dans le reste du territoire national autorisé (c’est-à-dire hors des zones réglementées et des zones adjacentes à risque particulier)

- soit une protection des élevages par un système de filets englobant volières et plans d’eau ;
- soit un système de surveillance permettant de détecter l’éventuelle circulation du virus ;

L’Afssa recommande en outre que soit effectuée une réévaluation périodique du risque propre à ces types d’élevages en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et impérativement dès fin mai, avant les premiers lâchers d’oiseaux.

En ce qui concerne les élevages des départements des Landes, de Loire-Atlantique et de Vendée, toute identification du virus H5N1 HP dans l’avifaune migratrice en provenance d’Afrique devrait conduire à l’application simultanée et combinée des trois mesures de contrôle proposées, à savoir la vaccination, la surveillance et la protection par un système de filets englobant volières et plans d’eau, évoquées ci-dessus.

L’Afssa tient enfin à souligner qu’il est hautement probable que la situation de l’infection de la faune sauvage dans plusieurs départements français devienne durable, ce qui nécessitera une adaptation fine et permanente des mesures à l’évolution de la situation épidémiologique, en s’appuyant sur les connaissances acquises qui diminuent progressivement le degré d’incertitude sur la nature du risque.

Note ryback: Les mesures de prévention déjà effectuées portent leurs résultats. Nous n'avons eu aucun cas aviaire depuis le dernier découvert dans les bouches du rhône. Ces mesures de protection sont donc parfaitement adaptées à la situation même si le risque zéro n'existe pas, il est fortement diminué par l'application stricte des mesures de précautions ci-dessus.
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