Dissimulation de la grippe aviaire en Chine

Publié le par ryback

Un journaliste réfugié aux États-Unis révèle des cas d’humains infectés avec le H5N1.
Article de Jan Jekielek pour La Grande Époque


De nouvelles allégations d’une source crédible révèlent que le nombre de personnes infectées avec le virus H5N1 serait 30 fois plus élevé que le nombre avancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«C’est révoltant : 425 patients ont contracté la grippe aviaire [en Chine]»
, a révélé un ancien journaliste chinois à La Grande Époque. Le 10 mars dernier, l’OMS avait confirmé quinze cas d’êtres humains décédés après avoir été infectés avec le virus H5N1 en Chine, ce qui portait le nombre total à 176.

Le journaliste, qui a fait des reportages en profondeur en Chine pendant plusieurs années et qui a récemment trouvé refuge aux États-Unis, a demandé à ce que son identité demeure confidentielle pour des raisons de sécurité personnelle. Comme preuve de sa fiabilité, il a été un des premiers sur la scène du massacre de Shanwei – pour rapporter la nouvelle en décembre dernier – lorsque la police chinoise a tué par balles plus d’une trentaine de villageois qui protestaient contre des confiscations de terres dans la province de Guangdong.

Fidèle à sa profession, il présente des preuves spécifiques et troublantes.

«Je peux vous donner les noms de deux institutions [qui s’impliquent à taire la nouvelle], l’Hôpital des maladies contagieuses de Shenyang, dans le district de Heping de la ville de Shenyang, et l’Hôpital affilié au Collège Liaoning de médecine traditionnelle chinoise dans le district de Huanggu, également de la ville de Shenyang»

Ce sont deux hôpitaux de la province de Liaoning en Chine où, selon lui, 425 patients sont gardés.

Le journaliste a précisé que cette information provient d’un rapport interne d’un Bureau municipal de la santé publique de Shenyang. Il croit aussi que les autorités provinciales de Liaoning gardent cette situation secrète, la dissimulant même au gouvernement central de Beijing.

«Quelle est la politique du Comité provincial face à ce problème? C’est de ne rapporter aux autorités supérieures aucune irruption de la grippe aviaire. Tous les patients hospitalisés souffrant de la grippe aviaire sont traités comme des sujets sur lesquels on fait des recherches médicales»
 a-t-il affirmé.

Ce ne sont pas les premières allégations de dissimulation de la grippe aviaire en Chine.

En novembre 2005, lors d’une conférence à l’université de Marburg en Allemagne, le Dr Masato Tashiro, consultant sur la grippe aviaire pour l’OMS, a présenté devant les plus grands virologistes des informations non vérifiées selon lesquelles au moins 300 personnes étaient mortes de la grippe aviaire en Chine et 3000 autres en étaient infectées.

En mai 2005, un chercheur de l’université de Hong Kong, le Dr Yi Guan, a publié le résultat de ses découvertes sur la haute létalité du virus H5N1 provenant d’une irruption massive de H5N1 chez les oiseaux sauvages du lac Qinghai. Il prévoyait que le virus allait se propager rapidement à travers l’Asie par les voies migratoires. Le jour suivant la publication, le Joint Influenza Research Center en Chine continentale, où il faisait ses recherches a soudainement été fermé par le ministère de l’Agriculture. Le centre de recherche a démenti la déclaration du ministère selon laquelle le laboratoire ne présentait pas «les conditions de base nécessaires pour assurer la sécurité biologique».

La source de La Grande Époque a aussi rapporté l’existence de cas de grippe aviaire chez l’humain dans deux autres provinces chinoises, mais il a refusé de donner des détails pour le moment.
«J’ai trouvé, et je peux prouver, qu’il y a présentement un nombre élevé de cas d’infection de la grippe aviaire [chez l’homme] à Zhalong, dans la province de Heilongjiang, et à Xianhai, dans la province de Jilin»

L’OMS croit aussi que la propagation de la grippe aviaire chez les êtres humains en Chine pourrait être plus élevée que ce qui a été rapporté. «C’est très probable qu’il y ait plus de cas», a dit le Dr Henk Bekedam, représentant de l’OMS en Chine, selon un article récent de Associated Press. Il a ajouté qu’il n’avait pas l’impression que le ministère central cache quelque chose, «mais cette déclaration peut être vue dans le contexte où l’OMS est absolument dépendante» de la coopération de Beijing pour tout travail à réaliser en Chine.

L’OMS a lutté continuellement afin d’obtenir de la Chine des échantillons d’oiseaux et d’humains infectés, les autorités chinoises préféraient garder toute l’information pour elles-mêmes. Alors que la Chine demeure le lieu le plus important et certainement le plus controversé d’une irruption et d’une mutation du H5N1, des contrôles indépendants de la bien connue infection du H5N1 sont, pour ainsi dire, inexistants dans le pays.

Note ryback: Bien, mais des preuves seraient vraiment importantes dans cette affaire bien que l'histoire semble véridique.
source

Commenter cet article

sophie 28/03/2006 16:33

oui, la chine ment probablement, c'est certain.