La situation du Sud RUSSIE est une catastrophe qui semble être minimisée par l'état RUSSE.

Publié le par ryback

Des centaines de milliers d'oiseaux morts en une semaine dans le sud de la russie. Mais ces morts ne semblent pas inquiéter le gouvernement russe qui pratique la politique de l'autruche.

Ce qui suit est un article de  Lorraine MILLOT, de libération.

A l'entrée de la ferme, un cadavre de canard encore entier, un petit tas d'os et de plumes que, dans le désespoir, personne n'a même songé à ramasser. «Ici, il n'y a pas la grippe aviaire !» nous salue le propriétaire.

Un canard passe, raide et tout tremblant, échappé d'une immense étable où l'on entend glousser toute une foule. «Celui-là, il n'en a plus pour longtemps à vivre», avoue le fermier, qui soudain explose : «Depuis octobre, j'ai 10 000 volailles qui sont mortes et qui continuent de mourir tous les jours. Mais les autorités locales ne veulent pas reconnaître qu'il y a la grippe aviaire chez moi. Sans doute pour ne pas avoir à m'indemniser si on ordonne l'abattage. Ils font les aveugles ! Ils cachent la maladie ! Ils préfèrent attendre que toutes mes bêtes meurent d'elles-mêmes ! Informez Moscou de ce qui se passe ici ! Mais ne dites pas mon nom, j'ai peur», implore-t-il.

Dans cette région de Stavropol, au sud de la Russie, et plus généralement dans tout le sud du pays, 922 403 oiseaux ont péri ou ont dû être abattus depuis le 3 mars, pour cause de H5N1, annonçait vendredi le ministre fédéral pour les Situations d'urgence.

Au Daguestan, la télévision a fait état de nombreux chats morts après avoir mangé des volatiles contaminés.

Mais, dans l'ensemble, les autorités sanitaires du pays réussissent à maintenir une discrétion extrême sur la progression de l'épizootie. «Dans cette ferme, on a trouvé les gènes du virus H5N1, mais pas le virus lui-même», nous assurait, la semaine dernière, Viktor Parakhine, vétérinaire en chef de la région de Stavropol, justifiant ainsi qu'aucune mesure de quarantaine n'ait été prise. C'est lundi seulement, alors que l'hécatombe se poursuivait depuis plusieurs semaines dans cet élevage, que le vétérinaire en chef de Stavropol a fini par reconnaître que le virus H5N1 a bien été constaté sur les volailles de ce village de Nadiejda («espoir», en russe).

Entre-temps, durant des semaines, le fermier a continué à lâcher ses canards et ses oies dans la nature en journée, pendant qu'il ramassait et brûlait les cadavres des bêtes tombées la nuit. Tout autour, une petite dizaine d'autres villageois poursuivaient l'élevage de leurs poules, oies et canards en plein air. «Oui, on nous a bien conseillé de les garder enfermés. Mais il faut bien qu'ils mangent ! On n'a pas de quoi leur acheter de la nourriture», explique une mère de famille de Nadiejda, qui avoue un «salaire» de 1 000 roubles (30 euros) par mois, comme gardienne d'un vieux hangar de l'ancien sovkhoze. «Il leur faut des vitamines, à nos canards ! Il faut bien qu'ils mangent de l'herbe !» complète une voisine, sortie en haillons de chez elle, pour chercher de l'eau.

«Le virus de la grippe aviaire est depuis longtemps dans notre région, dédramatise le vétérinaire en chef de Stavropol. Tous nos oiseaux sauvages portent le virus, mais leurs organismes se sont adaptés et ils n'en tombent plus malades. Le problème surgit quand le virus rencontre des volailles domestiques, dont les organismes sont plus faibles.» Ne faudrait-il pas alors ordonner le confinement des élevages dans cette zone où le virus est si répandu ? «Ordonner, ce n'est pas la tradition de la région, répond le vétérinaire. Mais nous essayons de convaincre les gens qu'il vaut mieux garder leurs oiseaux à la maison.»

Dans quelques exploitations, comme à Solnetchnodolsk, où le virus H5N1 a tué 500 poulets en quelques jours, une quarantaine sérieuse semble avoir été mise en place, avec abattage des volatiles restants, poste de milice à l'entrée pour contrôler que les autres animaux de la ferme n'entrent ni ne sortent, et pédiluve.

Mais, dans beaucoup d'autres cas, des morts très suspectes d'oiseaux continuent d'être cachées ou attribuées à la «peste». Dans le village de Peredovoï, où, comme partout dans les campagnes russes, les habitants vivent de quelques volailles, gardées dans leur cour à côté des vaches et cochons, plusieurs maisons ont vu leurs gallinacés mourir subitement ces dernières semaines. «Mes treize oies sont toutes mortes en deux jours», raconte une habitante, qui de toute sa vie auprès des bêtes n'avait jamais rien vu de tel. Dans le village voisin, des affichettes préviennent que la «grippe aviaire» a entraîné «des morts massives» à Peredovoï. Mais, à Peredovoï même, les habitants dont les volailles meurent se sont entendu expliquer que leurs bêtes avaient «la peste» (la maladie de Newcastle, présente dernièrement dans l'Ukraine proche). Dans ce village, non loin de plusieurs foyers reconnus de H5N1, la seule mesure de précaution prise a été la désinfection des basses-cours où les volailles sont mortes, et la vaccination contre la grippe des fermiers chez qui «la peste» a été déclarée.

Note ryback: Ca se passe de commentaire........

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Le censuré 11/03/2006 22:58

Les oiseaux migrent par l'hémisphere nord en passant par le détroit de béring, arrivant en Alaska et decendant par les Rocheusses, et pénétrant le continent nord-américain vers l'est tel un radeau a herbe.Nous sommes les prochains et je prie pour qu'il se mute pas avec le virus de l'Influenza humaine du printemps mais les probabilité sont de plus en plus faible depuis les épidémies consécutif allant de 1918 a aujourd'hui.En autres mots, avisé depuis décembre 2003, cela est beaucoup trop fulgurant depuis la mi-janvier de cette année.

bernard 11/03/2006 22:34

On commence à mieux comprendre comment le virus a pu arriver jusqu'en Allemagne, France, Suisse, Italie....

Le censuré 11/03/2006 20:37

Au fait, en asie, y'a peut-etre beaucoup plus de mort qu'il le disent. Et si un jour il y a transmission d'homme a homme qui débute dans un pays fermé, ont risque d'etre avisé 30 jours plus tard. Le mal seras fait. Plus dangereux que les oiseaux migrateurs est l'humain car les migrateurs suivrent un tracé mondial alors que l'humain, cela ce dirigent partout. A partir de la premiere transmission inter-humain, ont auras moins de 7 jours (temps d'inoculation) pour bloquer les frontieres.