La génétique et la grippe aviaire. (résultat de chercheurs).

Publié le par ryback

Une caractéristique génétique commune aux différentes souches des virus de la grippe aviaire est absente dans la version humaine de la grippe.
Selon une étude américaine publiée aujourd'hui dans la revue « Science », cela pourrait expliquer leur plus grande virulence quand ils infectent l'homme.
Les épidémiologistes expliquent dans leurs travaux que les virus de la grippe aviaire ont tous une caractéristique moléculaire particulière dont sont dépourvus les virus de la grippe chez l'homme, ce qui pourrait les rendre plus toxiques quand ils infectent des cellules humaines".
Le virus pourrait interférer avec des protéines chez l'homme
Les chercheurs soulignent que le virus de la grippe aviaire qui a infecté depuis 2003 au moins 152 personnes en Asie et en Turquie dont 83 sont mortes, aussi bien que la souche responsable de la pandémie très meurtrière de 1918, avaient cette caractéristique.

Les virus responsables des autres grandes épidémies de grippe (1957 et 1968) à faible taux de mortalité, en étaient dépourvues. Les scientifiques pensent que cette caractéristique génétique permet au virus d'origine aviaire d'interférer avec le fonctionnement de certaines protéines dans le corps humain.
Une véritable mine d'informations
Cette découverte potentiellement importante a été faite dans le cadre d'une analyse de 2.196 gènes de virus de la grippe aviaire et de 169 génomes complets de ces pathogènes tirés de divers échantillons prélevés sur des oiseaux sauvages depuis 30 ans.

Ces travaux, conduits par John Obenauer à l'hôpital St Jude de l'université du Tennessee "donnent le premier éclairage de fonds sur l'évolution des virus de la grippe dans la nature, à la source de toutes les souches virales de la grippe infectant les humains, les animaux domestiques et les oiseaux sauvages", a souligné Robert Webster, un des grands experts mondiaux de la grippe et professeur à St Jude.

"C'est une véritable mine d'informations et nous invitons tous les chercheurs à nous aider à percer les secrets de la grippe", a-t-il ajouté.

"L'intérêt majeur de ce projet c'est qu'il donne à la communauté scientifique un nombre beaucoup plus grand de nouvelles données et d'outils d'analyse pouvant faire avancer la compréhension de ces virus potentiellement très dangereux".
La mutation n'est qu'une question de temps.
Le virus H5N1 actuel de la grippe aviaire n'a pas encore muté pour pouvoir se transmettre de personne à personne, mais selon les épidémiologistes ce n'est qu'une question de temps. Le virus pourrait alors provoquer une pandémie tuant plusieurs millions de personnes dans le monde.

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